Gaz Carbonique-Dioxyde de carbone : CO2

Le dioxyde de carbone dont la formule brute est CO2 est un composé chimique composé de 2 atomes d’oxygène et d’un atome de carbone. Il est surtout sous forme gazeux dans les conditions normales de température et de pression, d’où son deuxième nom commun : Le Gaz Carbonique ou Anhydre carbonique. 
Il est surtout connu comme gaz à effet de serre dans notre atmosphère, et un produit de respiration, de combustion et de fermentation :
  1. La fermentation aérobie produit du CO2 : en effet la transformation de substances végétales ou animales sous l’action de micro-organismes, et notamment les enzymes contenues dans ces micro-organismes, entraine un dégagement important de gaz.
  2. La respiration de tous les êtres vivants (Animaux, Humains, Végétaux) produit également du CO2. Heureusement, la photosynthèse chez les végétaux piège beaucoup plus de CO2 que ce que la respiration des végétaux n’en produit.
  3. La combustion de composés organiques enfin libère beaucoup de CO2. C’est le phénomène le plus responsable de la pollution et de l’augmentation de l’effet de serre, car il participe à un déséquilibre atmosphérique, notamment dans la combustion des énergies fossiles (gaz émanents des combustions industrielles ou encore de carburants de véhicules,  etc… ).
Le CO2 serait le principal gaz à l’origine du dérèglement (ou réchauffement) climatique.  
Il est surtout connu depuis la fin du 17ème siècle, et décrit pour la première fois par un Médecin et Chimiste Belge, Jan Baptist van Helmont en 1638, en analysant les masses de cendres après la combustion du charbon. 
Pour vous faire prendre conscience de l’évolution du CO2 dans notre atmosphère et de ces répercussions : 
  1. Sa quantité augmente de manière constante depuis des siècles : En 1839, 283,4 ppmv (parties par million en volume), 386 ppmv en 2009, 401 ppmv en 2016 dans l’atmosphère terrestre soit 0,0401%.
  2. L’augmentation a été estimé à 42% en 177ans…
  3. En 2017, en atteignant 405 ppmv, il a dépassé un taux jamais atteint depuis 800 000 ans.
  4. Il serait responsable de 26% de l’effet de serre à l’oeuvre dans l’atmosphère ( la vapeur d’eau 60%).
  5. Il est responsable de l’acidification des océans par sa dissolution atmosphérique, compromettant la survie de nombreux organismes marins comme les coraux, les coquillages ou encore certains poissons…
  6. L’air contient en janvier 2019, 412 ppmv, soit 0,0412%
  7. Il peut s’avérer dangereux voire mortel, à partir d’une certaine concentration dans l’air notamment par risque d’asphyxie ou d’acidose. La concentration actuelle n’est chimiquement pas toxique… mais une valeur limite d’exposition de 3% sur une durée de 15min ne doit jamais être dépassée.
  8. Les valeurs limites réglementaires et/ou normatives de qualité du renouvèlement de l’air en France au Niveau international varie entre 1000 à 1500 ppmv.
Ses effets sur l’organisme ont été étudiés par l’ANSES, et sont surtout liés à l’acidose (ou hypercapnie) : 
  1. Des effets sanitaires intrinsèques sont observables dès 1% soit 10 000 ppmv : notamment le premier effet critique du C02 qui est l’acidose respiratoire (= baisse du PH sanguin) lorsqu’il est respiré pendant au moins 30 minutes par un adulte en bonne santé de taille et poids moyens… probablement plus tôt chez des individus vulnérables ou sensibles ( bronchitiques, asthmatiques, insuffisants respiratoires etc…)
  2. Une étude expérimentale concernant 22 personnes adultes a conclut en des effets sur la psychomotricité et la fonction intellectuelle (prise de décision, résolution de problèmes, fatigue cérébrale…) des 1000 ppmv ( Et. de Satish et al., 2012), mais ces résultats manquent de puissances statistiques.
  3. L’ANSES note qu’il manque des études épidémiologiques sur ce polluant commun, dont sur les éventuels effets CMR (cancer, mutation, reproduction).
  4. Le C02 est un gaz incolore, inodore et lourd s’accumulant en nappes, reste difficilement détectable par des personnes inexpérimentées.
  5. Des concentrations plus importantes dans l’air s’avère très dangereuses voire mortelles à cause des deux risques majeurs (asphyxie et acidose) :
    1. à 2% de CO2 : Accélération  de l’amplitude respiratoire
    2. à 4% de C02 : Accélération du rythme respiratoire
    3. à 10% de C02 : Troubles organiques et surtout cérébrales ( troubles visuels, tremblements et sueurs…
    4. à 15% de CO2 : Perte de connaissance brutale
    5. à 25% de CO2 : Arrêt respiratoire… pouvant aller jusqu’au décès.
Quel est le Lien avec L’habitat , vous et  VITATSAR® ? 
  1. Selon l’ANSES, en France, le taux de CO2 dans l’air intérieur des bâtiments (lié à l’occupation humaine ou animale et à la présence d’installations de combustion), pondéré par le renouvellement de l’air, est « habituellement compris entre 350 et 2 500 ppm environ ». Les campagnes de mesures nationales réalisées dans les logements, les écoles, les crèches et les bureaux par l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (Oqai), le ministère chargé de l’Écologie et le CSTB, auraient conclu en l’absence de relations systématiques entre les taux de CO2 et d’autres polluants ?!?
  2. Il n’y pas encore de règlementation sur les quantités dans l’air du domicile, mais une mesure doit servir en tant qu’INDICATEUR DU CONFINEMENT (Ic) et du RENOUVELLEMENT DE LA QUALITE DE L’AIR (Ir.qai) surtout dans les lieux confinés, sur la base de normes dont l’ANSES estime qu’elles n’ont pas de bases sanitaires ?!?
  3. En France, le RSD (Règlement sanitaire départemental)  recommande de ne pas passer le seuil de 1 000 ppmv « dans des conditions normales d’occupation », avec une tolérance à 1 300 ppm dans les lieux où il est interdit de fumer (« sans fondement sanitaire explicite de ces deux valeurs » selon l’Anses. Un décret du impose une surveillance de la qualité de l’air intérieur à certains établissements recevant du public sensible tel que les enfants ; il propose le calcul d’un indice de confinement dit « indice Icone » qu’on vient de voir ci-dessus (proposé par le CSTB (Centre scientifique et Technique du Bâtiment) sur la base de la fréquence de dépassement des niveaux de CO2 par rapport à deux seuils de 1 000 et 1 700 ppm dans les salles de classes.
  4. En milieu professionnel, la question de la sécurité et de la prévention liée aux risques d’intoxication au dioxyde de carbone est une préoccupation majeure pour limiter les risques d’accidents de travail. Faute de données épidémiologiques, il n’a cependant pas été considéré comme pertinent en France comme indicateur de la QUALITÉ SANITAIRE DE L’AIR INTERIEUR par l’ANSES qui ne prévoit pas de VALEUR GUIDE DE QUALITÉ D’AIR INTERIEUR (VGAI) pour ce polluant ?!?
  5. Dans de fortes concentrations approchant les 50 à 100 %, telles que celles retrouvées dans les nappes de dioxyde de carbone d’origine artificielle en milieu professionnel, il peut se produire un effet de SIDERATION NERVEUSE et une PERTE DE CONNAISSANCE IMMEDIATE, suivie d’une MORT RAPIDE en l’absence d’aide extérieure. Ces accidents présentent un risque élevé de SURACCIDENTS, des témoins pouvant se précipiter au secours de la victime sans penser à leur propre sécurité et devenir eux aussi victimes de l’intoxication.
En conclusion, les questions que nous pouvons nous poser sont les suivantes :
  • L’endroit ou nous vivons le plus aujourd’hui, n’est-il pas notre habitat, ressemblant de plus en plus à une boîte fermée, étanche, qui plus est, serait 5 à 10 fois plus pollué que l’air extérieur ?? 
  • Si le CO2 est un marqueur du confinement et du renouvellement de la qualité de l’air intérieur, n’y a t’il pas de lien de concentration avec les autres polluants ? N’y aurait-il pas une interaction avec les autres polluants ? et quels seraient ses effets cumulés avec les autres polluants?
  • Quelles stratégies simples, et à la portée de tous, pouvons nous mettre en place pour améliorer la QAI de nos habitats?  
  • Quels seraient les effets cumulés d’une exposition régulière, constatée comme plus importante en intérieur, sur notre fonctionnement cérébral et notre santé en général ?
C’est dans la compréhension et la recherche de réponse à toutes ses questions que VITATSAR® s’inscrit sur les prochaines années. 
N’hésitez pas à nous contacter pour de plus amples informations et questions.

 

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